Je sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, l’automne et l’hiver sont deux saisons. Voilà, c’est ce que je tenais à vous dire. Merci, bonsoir!

Non, mais, sérieusement, ça n’a rien d’original mon affaire, me direz-vous, mais je suis porté à être attiré par certains groupes ou sous-genres du métal au fil des saisons. Particulièrement à l’automne (une des saisons que je préfère) et l’hiver. Évidemment, mon quota de black métal défonce la limite tolérée par mon métalcootest lors de la période hivernale. L’automne, je feel emo avec du doom et du métal gothique. Surprenant, n’est-ce pas? C’est pourtant ce qui arrive.

En résulte donc un métal automnal où les Paradise Lost, Tryptikon, Pallbearer, Katatonia et cie reviennent plus souvent dans ma rotation, mettons. On dirait que ça devient encore plus prenant lorsque la grisaille se pointe et que les températures deviennent modérées. Du métal à consommer entre 14 à 18 degrés, t’sais!

Toute cette entrée en matière est prétexte à vous partager des albums qui arrivent au cœur de cette saison où j’ai vu le jour, saison qui célèbre également l’Halloween et qui, malgré la déprime qui peut l’accompagner, s’avère aussi magnifique lors de la période des couleurs. Je retiens donc trois disques qui feront assurément partie de ma trame sonore automnale.

ELECTRIC WIZARD – Wizard Bloody Wizard
(Spinefarm, 10 novembre)

Wizar Bloody Wizard

Ok, j’avoue qu’Electric Wizard, ça peut être assez passe-partout d’un point de vue saisonnier, mais avec ses références à Black Sabbath (Wizard Bloody Wizard -> Sabbath Bloody Sabbath) impossible de ne pas l’associer à l’automne. Je veux dire, Black Sabbath au départ, c’était ça :

Black Sabbath

Et c’est aussi ses riffs dooms, ses référence funéraires, la pluie puis tout le kit! Et que dire des riffs sales du nouvel extrait qui empruntent au blues primitif suggéré par Electric Wizard. Le groupe sonne ici comme une émule de Sabbath au tout début des années 70 encore plus crasseuse. Lugubre et pesante, la chanson See You In Hell transpire la magie noire. Brrrrr!

HALLATAR – No Stars Upon The Bridge
(Svart Records, 20 octobre)

Hallatar

Ce groupe ne te dis rien. Normal! C’est un tout nouveau projet notamment initié par Juha Raivio, guitarisre de Swallow the Sun et Tomi Joutsen, chanteur d’Amorphis. Le trio est complété par le batteur de HIM, Gas Lipstick. Ce disque risque d’être poignant au plus haut point, d’autant plus que la genèse de ce projet découle de la triste histoire du guitariste, dont la conjointe Aleah Starbridge a été emportée par le cancer au printemps 2016. L’extrait My Mistake fait foi de toute la tristesse et la mélancolie qui semble habitée la musique d’Hallatar. No Stars Upon The Bridge doit paraître le 20 octobre. Tout semble indiquer que cet album sera l’un des plus poignants de l’année.

GRAVE PLEASURES – Motherblood
(Century Media, 29 septembre)

Je l’ai souligné sur une publication de la page facebook et je le redis (pis j’assume en ta’) : Motherblood n’est pas un disque de métal à proprement parler, mais il contient plusieurs ingrédients susceptibles de mettre l’eau à la bouche des métalleuses et métalleux aux goûts variés.

Anyway, métal ou pas, comment ne pas faire de ce Motherblood le disque automnal par excellence. Ça sent la mort, et ici on célèbre la chose sur des ryhtmes entraînants, dont la musique post punk (ou deathrock ou rock gothique, comme tu veux!) évoque le meilleur de Joy Division, Misifts, les Cramps et autres déclinaisons du genre.

Grave Pleasures, qui évoluait jadis sous le nom de Beastmilk propose ainsi la suite logique à Climax avec Motherblood, disque qui ne contient aucun temps mort, même si la faucheuse est omniprésente.