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Musique

Métal culte : Amorphis – Elegy

Je tenais à publier ce petit billet afin de souligner le 20e anniversaire de la parution d’Elegy, troisième enregistrement studio du groupe originaire de la Finlande, Amorphis.

S’il s’est bien fait connaître grâce au précédent et excellent Tales from The Thousand Lakes (1994), le groupe qui misait surtout sur un death métal mélodique teinté d’éléments folkloriques, propose en date du 14 mai 1996 un album s’inscrivant dans une évolution musicale qui définira grandement sa signature musicale.

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Non seulement Amorphis adopte dès lors un nouveau logo (tel qu’illustré sur l’image ci-dessus), mais Elegy marque également la venue d’un nouveau membre, le chanteur Pasi Koskinen, dont la voix «clean» domine l’ensemble du répertoire. Koskinen quittera les rangs du sextuor en 2004 et sera remplacé par Tomi Joutsen, un atout majeur venant marquer une constance dans l’excellence et ce, encore aujourd’hui. On ne se cachera pas non plus que la voix de Joutsen est beaucoup plus intéressante. Néanmoins, au-delà des comparaisons et préférences, l’apport de Pasi Koskinen demeure notable, ne serait-ce que pour la formule que développera Amorphis à partir de cet instant précis.

Le côté mélodique demeure un atout majeur de la formation, mais celle-ci intègre encore plus d’éléments provenant du rock progressif et emprunte même des structures qui se rapprochent presque du marché musical plus «mainstream». L’aspect death est ainsi évacué dans sa quasi totalité pour laisser tout de même place à une métamorphose des plus intéressantes.

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Je suppose que les puristes de l’époque ont réagi comme ils peuvent le faire de nos jours. C’est-à-dire en pensant que ces musiciens s’adoucissaient pour tenter de rejoindre un marché plus vaste. Qu’importe, je crois que ce disque se présente comme étant un enregistrement pivot pour d’innombrables groupes qui emprunteront cette tangente développée – ou peaufinée du moins – en grande partie par Amorphis.

Enfin, sur une note bien personnelle, Elegy est un album que j’ai fait tourner un nombre incalculable de fois. Un disque qui m’a séduit dès la première écoute et que je revisite de temps à autres après toutes ces années avec le même enthousiasme. Avec un certain recul, je reconnais qu’il est imparfait et certains moments s’avèrent plus faibles, mais il y a tant de mélodies fortes qui ressortent qu’il est impossible de ne pas le considérer comme un classique en son genre.

Parmi les faits saillants d’Elegy, je souligne :

  • Le riff d’introduction de l’entraînante Against Widows
  • La finale à la mélodie grandiose de The Orphan
  • La pièce On Rich and Poor avec sa section centrale évoquant Maiden
  • La diversifiée Cares avec ses clins d’oeil à plusieurs styles musicaux
  • L’épique Song of the Troubled One
  • La mélancolique, puissante et poignante Elegy, qui parvient à m’émouvoir encore