Beau. Il s’agit tout simplement du premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire, instinctivement, le plus récent album du groupe islandais Sólstafir.

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Le quatuor, qui a démarré sa carrière en proposant un black métal flirtant avec le punk et le rock (bien sale, il faut le dire), s’est assagit au fil du temps. Assez rapidement en fait. Et franchement, c’est très bien ainsi, surtout lorsqu’en résulte une oeuvre comme Ótta.

Dans mon cas, j’ai instantanément été chaviré par la pièce titre, mon premier contact avec cet opus. Sa durée de plus de 9 minutes pourrait vous donner envie de rebrousser chemin, mais ce serait une grave erreur. Je vous invite à écouter cette pièce majestueuse, accrocheuse et poignante, ce sera le meilleur investissement de temps de votre journée.

Je pourrais y aller d’une comparaison disons, facile, en supposant que si Sigur Ros décidait de faire une album métal, cela donnerait quelque chose comme Ótta. Mais ce cinquième enregistrement de Sólstafir mérite bien plus qu’une banale comparaison. Le groupe mérite en fait que vous écoutiez attentivement ce disque, où chacune des pièces propose un savant mélange de textures et de mélodies éthérées (Lágnætti), sans négliger une certaine intensité, autant dans les instants de mélancolie (Miðaftann) que lors de riffs plus heavy (Nón).

Les arrangements (cordes, piano, clavier Rhodes), la richesse sonore et la réalisation appuyant d’excellentes compositions en font un album de post-rock magnifique. Il s’agit pour ma part d’un véritable coup de foudre. Comme je le mentionnais au départ, c’est beau!


Ótta paraît le 2 septembre en version numérique, CD et vinyle sur l’étiquette Season of Mist.

Vous pouvez écouter Otta en streaming ici.

Sólstafir sur bandcamp