Svart Records | 29 novembre 2013
Vinyle, CD, numérique

Le années ’80 ont la cote. Ce n’est pas nouveau, mais on dirait que ça se propage allègrement dans divers sous-genres musicaux. Le rock et le métal n’y échappent plus. Et là, je ne parle pas d’hommage au thrash métal. Je fais plutôt allusion aux groupes qui incorporent des sonorités provenant du post-punk et du new wave. Ça non plus, ce n’est pas tout à fait nouveau, mais il semble y avoir un courant qui s’y adonne pas mal.

Je dirais qu’on a pu observer la chose il n’y a pas si longtemps avec le solide Sister des suédois d’In Solitude. Bien que dans leur cas, ça été fait avec une certaine retenue, on peut dire qu’un groupe comme Vaura – où l’on retrouve notamment au sein de la formation le guitariste Kevin Hufnagel (Gorguts, Disryhtmia) – s’en donne à coeur joie.

beastmilk-climax

À la fin de l’année 2013, certains membres de la communauté métal se sont mis à citer Climax, le tout premier « long jeu » de Beastmilk comme étant un de leurs albums préférés. Étrangement, ces finlandais ont très peu à voir avec le métal, mais on peut comprendre pourquoi le groupe plait à bon nombre de métalleux. Ce qui a sans doute suscité un certain intérêt chez eux, c’est l’association entre Beastmilk et Kurt Ballou, guitariste du groupe Converge, assurant ici la réalisation de ce fameux Climax. On peut également comprendre l’engouement, puisque vocalement, le chanteur Kvohst possède plusieurs tics similaires à ceux de Danzig.

Pour le reste, Beastmilk possède tout d’un revival post-punk qui puise aux sources de groupes ayant connu un certain succès au début des années 1980. Joy Division, Killing Joke et Sonic Youth viennent en tête. D’ailleurs, le quatuor ne s’en cache pas, mettant de l’avant ces multiples influences afin de décrire leur « death rock apocalyptique ».

Death Reflect Us annonce ainsi les couleurs d’un disque qui démarre en force et qui se bonifie considérablement à mi-chemin. En effet, à partir de Nuclear Winter (ma préférée), Beastmilk enchaîne les refrains accrocheurs et les riffs entraînants (Fear Your Mind et Surf The Apocalypse) avec une énergie contagieuse.

C’est simple, depuis les fêtes je n’ai pas passé une seule semaine sans écouter Climax.


4/5
Beastmilk sur Bandcamp